JEAN-LOUIS COSTES

Costes est un artiste qui n’aime pas les détours, encore moins les concessions. Son oeuvre foisonnante, à travers ses disques, spectacles ou vidéos, et même dernièrement un livre intitulé Viva la merda !, vise à mettre en évidence les faux tabous et les malaises de notre société pour mieux les briser en place publique. Elle laisse rarement indifférent et suscite souvent la controverse, comme en témoignent les procès à répétition et les tribunes assassines dont il a fait l’objet. Performeur jusqu’au-boutiste, après plus de vingt albums et des centaines de performances trash, Jean-Louis Costes poursuit aujourd’hui son œuvre de déconditionnement avec son nouvel opéra porno-social, Le culte de la vierge.

 

On va peut-être commencer par parler de ta nouvelle performance...
Le thème du show Le culte de la vierge est religieux. Giulio Nesi et moi jouons des pasteurs protestants qui partent en vrille sous l’influence du vaudou haïtien, que je connais de Saint-Denis. Ils commencent en costard et puis pètent un plomb, avec des moments de transe très intenses.

Comment réagissent les adeptes de ce nouveau "culte" ?
Il y a parfois des mouvements de panique impossibles à maîtriser. Des hordes de gros balèzes se précipitent vers la sortie de secours en se marchant les uns sur les autres pendant que nous leur balançons du chocolat liquide. Le problème qu’on a parfois, c’est de garder un espace scénique suffisant parce qu’il y a une bande de barjots qui prend d’assaut la scène et qui n’a qu’une envie, c’est d’exploser notre poupée gonflable. Il y a trop d’interactivité avec le public, c’est trop moderne ! C’est quand même un show "religieux", relativement réactionnaire. Et puis ça coûte cher, une poupée gonflable ! A la fin du show, on devrait jouer la scène de la partouze avec une poupée toute molle, on aurait l’impression de baiser une grand-mère toute flétrie.

C’est aussi une véritable cérémonie de transe vaudou ?
Je n’arrive pas au niveau des Haïtiens qui peuvent rester perchés un mois, possédés par des démons. On s’inspire du vaudou, on essaye de se mettre dans des états seconds, mais on est vraiment loin d’eux parce qu’on n’a pas une culture, un background. C’est un état modifié de conscience qu’on cherche à retrouver à chaque fois sur scène par la peur, le stress. La scène, ça me permet de faire des choses que physiquement, je ne pourrais jamais faire sinon. Je ne sais pas ce qu’il faudrait faire comme déjante pour s’exprimer autant physiquement, peut-être une guerre ou du sport de haut niveau. Des fois, je me fais chier dans le show, d’autres fois, c’est bien, on sort vraiment de nos gonds et on se réveille le lendemain matin sans être tout à fait redescendu. Et pourtant, on ne se drogue pas, c’est pour te dire.

Pourquoi la religion t’obsède-t-elle autant ?
Ah bon ? Ça ne m’obsède pas plus que ça. Tiens, je suis shintoïste depuis quinze jours. J’ai carrément un autel et je fais des offrandes. C’est hyper fort comme religion. Les dieux ne te demandent rien si ce n’est de faire des offrandes en échange de t’apporter des plans. Il n’y a aucun message moral, il n’y a aucune coordination philosophique, c’est n’importe quoi. Il n’y a pas deux shintos qui adorent la même chose, il n’y a pas de centralisation. C’est ce qu’ils faisaient dans leurs villages, c’est pour ça que les croyances sont éparpillées, chaque village avait les siennes. C’est un truc païen des Japonais, ce n’est pas bouddhiste. Au niveau des croyances, il n’y a pas de textes fondateurs. Tu fais toc-toc, tu tapes deux fois des mains. Ensuite, tu ramasses un papier pour voir ce qui va t’arriver, si ça ne te plaît pas, tu remets 100 yens et tu en ramasses un autre. Tu vois, ça a un côté tac-o-tac. Ce qui compte, c’est que tu paies. On ne me demande pas si je crois en quelque chose. Je sais même pas pourquoi je fais ça, les autres, je ne crois pas qu’ils en sachent plus. C’est un peu Disneyland.

Tu penses jouer au Japon... pour te rapprocher des sources du shinto ? Comment trouves-tu les plans pour jouer partout comme tu le fais, tu as un véritable réseau maintenant ?
Pour le Japon, ce n’est pas sûr. J’ai déjà joué là-bas une fois, mais là, je n’ai aucun plan, donc je ne peux pas dire pour l’instant. On joue souvent sur ma réputation, ça tourne surtout autour de ça. Mon réseau s’est renforcé avec l’Internet. En Allemagne, j’ai toutes les dates comme ça. En Autriche, c’est par Noël Akchoté, il me connaît par Rectangle, qui a sorti Nik ta race, et il habite en Autriche. Ça se répand de proche en proche. Pour les Etats-Unis à l’automne, on a déjà trois dates sans chercher. Je pense qu’on va en avoir dix ou quinze, peut-être plus, ça va être très facile. Il faut aussi préciser que j’avais déjà joué là-bas.

Existe-t-il un réseau Costes ?
Il y a un réseau Costes, comme tout le monde est en réseau, on a tous tendance à faire ça. Mais dans mon cas, c’est pas un système politique, ni un réseau de business, mon réseau se limite à ma passion, la musique. Ca marche que sur la passion et c’est vachement puissant. Maintenant, avec le mail, c’est encore plus puissant. Et après dix ans là-dedans, tu as cinq mille adresses, dans le monde entier, de gens qui ne peuvent rien faire dans le business de la musique, parce que le show business est une entreprise de destruction culturelle pas possible, une dictature qui détruit des millions d’artistes pour faire du business avec deux-trois connards. Tous ces gens qui sont frustrés de ça, ils ont réussi à s’organiser en utilisant la photocopie, Internet, le courrier, les tracts, les petits concerts dans les squatts et maintenant, ça fait un méga-réseau, c’est fou. Les salles dans lesquelles je joue, c’est peut-être pas des énormes salles, mais quelquefois, c’est la plus grosse salle de la ville. Quelquefois, un squatt peut faire plus d’entrées que toutes les autres boîtes réunies dans la ville, c’est pour ça qu’ils luttent contre, parce qu’ils coulent le business. Les squatts sont très puissants parfois, quand ils sont bien organisés. Et c’est un réseau très disséminé.

Arrives-tu à atteindre d’autres milieux que celui de la musique ?
C’est bizarre. Normalement, je devrais aussi toucher le milieu du théâtre, mais ça n’arrive jamais. Ils sont pourris par les subventions depuis au moins trois cents ans, depuis Molière. Ca fait longtemps que c’est un truc de pourris, le théâtre. Le "groupe de la petite fleur bleue" ou bien "de l’aqueduc vert", tous ces noms de oufs, genre "transcendance verticale", c’est uniquement pour les subventions. Ils ne font pas de spectacles, ils attendent qu’on leur file la monnaie. Ils sont tous prêts à faire des trucs pour les enfants, c’est dire. C’est absolument immonde, ils les prennent pour des cons, moi j’interdirais aux gosses d’aller voir des trucs comme ça.

Il n’y a pas d’endroits où la subvention est justifiée ?
Aucun. Je pense qu’il faut supprimer complètement le Ministère de la culture. Quand j’ai cru que la droite allait détruire le Ministère de la culture, j’ai adoré, putain, je votais direct, mais ils ne l’ont pas fait. En fait, ils n’ont pas osé y toucher. Ah non, il fallait péter tout le truc. Bon, admettons qu’ils entretiennent trois ou quatre monuments, mais ils détruisent tout avec leurs subventions. Dès que quelqu’un marche à la subvention, c’est simple, j’ai plus le droit de passer. La subvention, c’est tout de suite le calcul sur le contenu du spectacle et après, on nous vire direct. Et puis c’est d’abord les malins qui en profitent.

En quoi tes films se différencient-ils de tes shows, en particulier au niveau de l’improvisation ?
Ça n’a rien à voir, c’est des films à la con. J’écris un scénario et voilà. Il y en a où je suis bourré, je fous la caméra et je dis n’importe quoi. Là, c’est improvisé. Le côté bizarre, c’est que la moitié des acteurs, je les trouve en cours de route, personne ne croyant à rien quand il n’y a pas de fric. A partir de ce principe-là, le film devient vraiment dingue. En ce qui concerne les shows, c’est très peu improvisé, même les sorties. Au début, on a une phase où l’on teste nos sorties par rapport au public, parce qu’on ne peut pas trop prévoir les réactions ou les moments qui vont être les plus intenses. Après, on peut exploiter les réactions. Donc, ça fait un peu d’impro au début et après, je change le texte comme ça, pour me marrer. J’improvise le texte, sauf les chansons. Sinon, je cherche même pas à faire un long-métrage parce qu’il faut aller chercher l’argent au CNC (Centre National de la Cinématographie). Je ne l’aurai jamais, ils ne donnent qu’à leurs potes. Par exemple, Alice aux pays des portables est un film que j’ai fait entièrement, ça m’a pris huit mois de travail, c’est même pas trash. On avait trouvé un distributeur, on avait tout en main, on a eu aucune subvention pour pouvoir le passer en pellicule, ils nous l’ont refusée, ils n’ont même pas voulu le visionner.

Tu ne peux pas passer en cinéma ?
C’est complètement interdit. Les salles où on peut passer sont classées "Art et Essai" et fonctionnent sur les subventions. Pour les toucher, ils doivent diffuser des quotas de films d’auteur français. Qu’est-ce qu’un film d’auteur français ? C’est un film agréé par le CNC. Pour être agréé, il faut que tu aies une société de production dont le capital a été vérifié par un expert à 50 000 balles, on commence par ça. Une fois que tu as ta société, on te demande la fiche de paie de tous tes techniciens et de tous tes acteurs... C’est facile, hein ! Et si tu dis : "J’ai fait ça avec mes potes", ils te répondent : "Vous n’allez pas me dire que vous avez fait ça avec votre sœur et votre mère ! ?" "Si justement, ma mère fait ma mère et ma sœur, ma sœur." Et là, tu es niqué. Il y a autre chose, la préférence nationale, et ça, c’est carrément facho. Alice se passe en banlieue, il y avait donc beaucoup d’acteurs et d’actrices immigrés. Dans un film français, il faut mettre des acteurs français parce que chaque fois que tu mets un acteur qui n’est pas français, tu perds des points. Si tu as 65 sur 100, ton film est agréé mais si tu n’as que 60, tu n’es pas agréé. Et moi, il y avait des Haïtiens de partout ! Il faut aussi que les mecs parlent français ; si ce n’est pas le cas, ils t’enlèvent aussi des points. Bon, tu n’as pas d’agrément, c’est pas grave, Jean-Louis, tu sors ton film sans agrément, juste avec un visa de sortie. C’est possible, mais tu n’auras pas de distributeur parce qu’ils touchent aussi des thunes pour distribuer un film d’auteur français agréé. Tu vois le coup, si tu n’es pas agréé, ils ne touchent rien, or les petits distributeurs de films d’auteur ne marchent qu’à la subvention. Continuons, les cinémas "Art et Essai" ont besoin de faire un quota de films agréés, ils ne vont donc pas passer ton film parce qu’ils ne vont pas avoir leurs subventions. Dans les festivals, si tu n’as pas de société de production, tu ne passes pas non plus. Et mes films ne peuvent pas êtres achetés par la télé, la fille du CNC me l’a dit comme ça : "Ne comptez pas non plus sur la télévision si vous n’avez pas l’agrément, ahahah !", genre "mon pauvre gars", j’ai failli casser son bureau. Les télés achètent pas cher du film français de merde sans volonté de les diffuser mais pour faire du quota. Suis-je clair ? Le circuit est verrouillé.

As-tu un espoir dans les circuits alternatifs ?
Oui, le cinéma va faire comme la musique, ça commence parce qu’il y a plein de gens qui sont en train de monter des films sur leur ordinateur. Je suis un des premiers qui est arrivé avec un truc abouti. Mais c’est quand même huit mois de travail, tout le monde ne peut pas passer autant de temps. Mais il y a plein de bons films qui vont arriver et ça va foutre la merde, parce que les autres sont incapables de les absorber car ils veulent garder leur business. Et donc, les gens vont faire des films à que dalle.

Et as-tu réussi à avoir un paiement sécurisé pour ton site ?
Toujours pas. Les banques refusent de me l’accorder à cause de tous ces procès. Ils me disent qu’ils refusent pour des raisons éthiques. Parce que les banques sont éthiques maintenant ? Les banques sont pour le business et ils me considèrent comme un petit business. Tout salop que je suis, je deviendrais éthique si elles pensaient que j’étais un gros business. Il y a quatre ou cinq banques qui tiennent la France. C’est flippant parce qu’à long terme, tu peux penser que le paiement sur Internet sera le seul moyen de survivre pour une petite structure. Si les banques estiment que ce que tu fais n’est pas "éthique", elles ne t’accorderont pas ce droit.

Où en es-tu avec tes procès ?
Ce n’est pas compliqué, c’est tout le temps depuis sept ans. Depuis le début, c’est toujours le même procès. Certaines associations me reprochent toujours la même chose, mais elles trouvent de nouvelles raisons. A part pendant les vacances, là, ça s’arrête. Ce sont des gens qui luttent contre le mal, mais pas en période de vacances. A la rentrée, c’est toujours le même mec, en moto, hilare, une sorte de coursier d’huissier : "Ouais, M’sieur Costes, j’viens distribuer les convocations, on se connaît, j’crois !" Mes voisins, ils doivent croire qu’il y a un putain de criminel dans l’immeuble. En sept ans, je ne sais pas combien de dizaines de convocations j’ai reçu. Sinon, c’est ma mère qui paie mes procès : elle a vendu sa maison, ça fait de la casse, parce que moi, j’ai rien payé. De toute façon, c’est ma mère qui paie tout, même pour la musique. Eux, ça ne leur coûte rien, les procès, ils sont subventionnés pour les faire. Ils attendent jusqu’à ce que je sois clochardisé total, que tous mes biens soient saisis et que je me fasse virer de mon appart’. Quand tu as cinq associations en face, même si tu dois leur filer ne serait-ce que dix mille balles à chacune, tu as en plus les frais de justice, ça monte, ça monte et ça fait vite cent mille balles. Et tu dois payer tout de suite, pas de crédit.

C’est seul contre tous ?
Je vais les niquer. Le président d’une de ces associations vient de dire à un mag que le procès Costes était une erreur. Il dit "c’était", mais c’en est encore une, il dit ça pour dire que c’est fini, mais il ment. Et son autre mensonge, c’est de dire : "Son site était dégueulasse", mais il est toujours pareil, mon site, rien n’a changé. Il fait genre : "On l’a niqué, on lui a mis une bombe, mais c’était une erreur." En plus, il prétend que ça aurait médiatisé un marginal dégueulasse. Parce que ce serait grâce à eux que j’ai une réputation ! ! ! Dans une autre interview, pour la télé, il a tenu un discours du style : "Tout le monde sait que Costes n’est pas un raciste. Mais seulement il dépasse les limites de la liberté d’expression. L’art aussi a des limites. On ne peut pas dire n’importe quoi, il influence les esprits faibles avec son délire parce qu’il ne donne pas de clés." Tu vois ce que je veux dire ? Je ne donne pas de clés à des fins pédagogiques... Et au prochain procès, ils vont quand même m’attaquer sur les mêmes choses.

Quels intérêts ont-ils ?
Je ne sais pas, je ne les comprends pas, c’est une minorité de malades mentaux. Et je ne peux même pas imaginer avoir des dommages et intérêts, parce qu’il faudrait que je chiffre mon préjudice : "OK, on vous a insulté, mais vous êtes déjà tellement une merde sociale...", donc les insultes ne me font pas de tort puisque je suis une merde.

Tu avais un forum sur ton site, non ?
J’ai eu un forum. Comme par hasard, j’ai reçu 300 000 messages extrémistes par jour. Attends, c’est le même mec qui a fait ça. Vu que je ne veux pas de censure, je l’ai fermé. Les messages extrêmes sont intéressants mais dans une proportion qui corresponde à leur place dans l’idéologie globale. Parce que l’idéologie extrême, il faut la connaître et aussi toutes les idéologies de la nouvelle droite parce qu’elles évoluent hyper vite, plus vite que celles de la gauche. Elles courent vite, toutes ces idées-là, tu comprends plus rien. Ils mixent tout, tu crois te retrouver sur un site bolcho et en fait, c’est eux. Il y a aussi tous ces écrivains qui parlent de la guerre en restant tranquillement chez eux. J’ai des mails d’un pote de mon frère qui est à Hébron. Il est dans un mouvement pacifiste américain qui bloque les rues, ça fait chier tout le monde. Mais bon, ils les tuent, les Israéliens viennent d’écraser une de ses copines au bulldozer, exprès. Et ils n’ont rien le droit de dire aux journalistes, le deal étant que s’ils parlent à la presse, ils se font expulser du pays. Donc ils envoient des mails personnels. Et c’est pas du tout comme les journalistes racontent, la guerre, c’est pipi-caca. Parce que les soldats israéliens investissent les maisons palestiniennes, ils s’en servent de bunker et font pipi-caca partout, c’est surtout ça, la principale activité. Ils ne vont pas aller aux chiottes entre deux tirs alors ils se chient dessus. Je te laisse imaginer l’état de la maison à la fin... Il y a un aspect de la guerre très concret, très crade, qui n’a rien à voir avec le nationalisme. Tout ça fait aussi partie des faux tabous, comme le cul, la merde, les odeurs corporelles, dont on ne parle pas.

En parlant de pipi-caca, tu viens de sortir ton premier roman Viva la merda !
Au départ, je voulais simplement écrire un scénario de film, c’est pour ça que le bouquin est très concis au début. Et puis progressivement, ce scénario m’est monté à la tête. Et j’en ai écrit toujours plus et à la fin, merde, c’était plus un scénario mais un roman. Je ne l’ai pas fait exprès. A priori, ça ne m’intéresse pas d’écrire des romans.

Tu aurais pu faire quoi si tu n’avais pas été "Costes" ? Je crois que tu as fait archi. Qu’est-ce qui fait que tu as osé aller sur scène, osé faire ce que tu fais ?
Je ne sais pas. Quand tu parles à personne à l’école, que tu es complètement ringard, tu as même pas le bon look, tu n’as rien, tu n’es même pas un cancre, tu n’es même pas un contestataire, tu n’existes pas, donc tu fais de la musique. Je m’emmerdais, je faisais ça pour m’occuper ou pour me valoriser connement auprès des filles en me disant que peut-être, si je faisais de l’art, ça irait mieux, ça n’allait pas plus loin que ça, à la base. Mais je pourrais faire complètement autre chose, je n’ai pas de vocation artistique, je n’en ai jamais eu. J’ai aussi fait des études d’archi, mais le problème, c’est que je suis complètement asocial dans un bureau d’architecture. J’ai travaillé là-dedans. Au début, je suis hyper efficace, mais au bout de trois mois, j’éclate l’ordinateur à coups de pied. Je n’ai pas la capacité psychologique pour réussir dans cette société de malades.

Jean-Louis Costes, Viva la merda ! - Les éditions Hermaphrodite

 

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